vendredi 9 mai 2008

Le soleil éternel de l'esprit immaculé...

ou "The eternal sunshine of the spotless mind"



D'abord, un vers d'un poème d'Alexander Pope (Eloisa to Abelard):

"How happy is the blameless Vestal's lot!
The world forgetting, by the world forgot.
Eternal sunshine of the spotless mind!
Each pray'r accepted, and each wish resign'd..."
Bienheureux le sort de l'irréprochable vestale
Oublieuse du monde, du monde oubliée
Éclat éternel de l'âme immaculée
Chaque prière exaucée, chaque souhait décliné
(Traduction trouvée ici:http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Pope, étant bien entendu que je ne vais pas m'amuser à traduire un poète anglais du 18ème siècle, ni même du 21ème d'ailleurs)
Ensuite un film, et quel film.., réalisé par Michel Gondry en 2004.
Ce fut un choc pour moi, à plusieurs titres., tant sur la forme que sur le fond.
Esthétiquement parlant, Gondry a du génie. Certains lui reprochent son côté "clipeur", insinuant qu'il fait ses films comme il faisait ses clips, à grand renfort d'artifices et d'effets spéciaux.
Moi je dis que c'est en partie en cela que tient son génie.
Il ne fait pas que "dire" l'oubli ou la perte de mémoire dans ce film, il le "montre" aussi.
Ses "artifices" sont au moins aussi important que ses dialogues.
Bien sur cela demande un peu plus d'effort, de concentration que lorsque l'on regarde "Taxi 4"!
Tout se mérite, et honnêtement moi je n'ai jamais eu aucun mal à entrer dans un de ses films, bien au contraire.
Il a eu du génie aussi de confier le rôle principal à Jim Carrey.
J'avoue ne pas connaître suffisamment sa filmographie pour affirmer que ce fut là son premier rôle "tragique", mais je le trouve excellent dedans.
Je le trouvais aussi excellent dans certains de ses films comiques, mais je n'aurai jamais imaginé qu'il puisse tenir et exceller dans un rôle de ce type.
Et il y est tellement vrai, tellement touchant.
Kate Winslet,elle, rien à dire, je l'ai toujours trouvée formidable comme actrice, et je n'ai pas attendu "Titanic" (que je n'ai jamais vu d'ailleurs...) pour le penser.
Elle incarne à merveille cette foldinguo si attachante.
Le propos ensuite: chacun y voit un peu ce qu'il y veux.
Moi, j'y vois que rien n'est plus fort que l'amour que l'on porte à l'autre.
Tellement fort, que même la déception, la colère, et l'oubli ne peuvent rien contre.
L'amour, le vrai restera toujours, quoi qu'il arrive, et remonte à la surface quels que soient nos efforts pour l'oublier.
Malgré les difficultés, les coups de grizou, l'amour perdure.
Et de quel autre esprit cette histoire abracadabrantesque, de machine effaçant les souvenirs à la demande, aurait pu t'elle sortir si ce n'est que de celui de Gondry.
L'écriture du scénario a du être un vrai casse-tête, et sa réalisation une gageure, mais le résultat est là.
Et moi , j'adore.
Il y a enfin une autre raison à mon attachement à ce film que j'ai du déjà voir une bonne dizaine de fois, c'est elle Clementine.
Cette fille un peu cinglée, exubérante, parfois dure à suivre.
Pas parfaite, loin de là,mais tellement attachante car sincère et vraie.
Cette fille-là m'avait touché même si parfois on aurait presque envie de lui filer des baffes.
Elle m'avait touchée car par bien des côtés c'était un peu moi.
L'amie avec qui j'avais vu ce film pour la première fois, à la fin de la séance, s'était retournée vers moi pour me dire: "Putain, c'est toi!!!!", ce qui dans sa bouche n'était pas forcément un compliment car le "cette chieuse" était fortement sous-entendu.
Je ne lui avais répondu alors que par un sourire, mais dans ma tête je me disais:" oui c'est moi, et si tu n'es capable de ne voir que mes mauvais côtés et pas le reste, tanpis pour toi".
Le personnage de Joël aussi m'avait beaucoup touché, ce type un peu perdu, dépassé par les évènements, un peu maladroit parfois, mais lui aussi tellement sincère.
Et assez courageux pour se battre au moment voulu pour sauver son amour.
A se battre contre lui-même aussi.
Et la première fois que j'ai vu ce film en sa compagnie, lui l'homme de ma vie, dans la toute première minute il m'a dit: "putain, mais c'est moi!!!"
Là aussi, chacun y verra ce qu'il veux, mais moi j'y vois un signe du destin.
Encore un....

























lundi 5 mai 2008

Les reprises

Je les adore, j'en suis friande.
Je passe du temps sur le net à les chasser.
J'adore voir comment d'autres ont reçu une chanson qui m'a touché.
Comment ils la ré interprètent.
Le dernier coup de coeur en date par exemple, c'est la reprise de "Creep" par Muse.
Bien sur, elle ne vaut pas l'original, mais une chanson écoutée mille fois reprise par un groupe que j'adore....je ne pouvais que l'aimer.

Mais s'il en est un dont je ne supporte aucune reprise, c'est Gainsbourg.
Je n'en est encore trouvée aucune qui trouve grace à mes yeux.
Alors quand pour la première fois, j'ai entendu la reprise de "La noyée" (une de mes préférés) par celle qui allait devenir Mme Sarkozy numéro trois, j'ai hurlé au sacrilège.
Et j'ai cru devenir folle quand j'ai lu tout les commentaires élogieux qui en étaient fait, par des chroniqueurs sans doute plus séduits par les minauderies et les regards en coin de la belle, que par l'interprêtation de la chanson.
Il suffit juste d'écouter une seule fois l'original (http://fr.youtube.com/watch?v=OsYa6xGl7eg&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=15 ) pour voir, pour entendre surtout à quel point la reprise est en dessous de l'originale.
N'est pas Gainsbourg qui veut.
Gainsbourg ce n'est pas qu'une musique, et quelle musique puisqu'il a initié en France tous les courants musicaux des années cinquantes à sa mort dans les années quatre- vingt dix.
Gainsbourg ce n'est pas simplement une plume, et quelle plume... Il a écrit l'amour comme personne ne l'a fait depuis: http://fr.youtube.com/watch?v=54rmhrB78mY&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=20, et ce n'est qu'un exemple parmi des centaines..
Gainsbourg c'est aussi une interprétation,une voix à nulle autre pareille, une gueule....
Et cela personne ne pourra jamais l'imiter, encore moins l'égaler.
A une exception prés peut -être: http://fr.youtube.com/watch?v=qCll-H-fdY8&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=19, et encore, il s'agit là d'une chanson qu'il avait écrit pour Dani et qu'il n'avait jamais interprêté lui- même.
Je ne suis pas fan de Daho, loin de là, mais j'avoue qu'il m'a agréablement surprise.
Il est sans aucun doute, aussi fan du bonhomme que je le suis.

Et la relève semble être assuré par sa fille Charlotte, qui se révêle être aussi bonne chanteuse qu'actrice : http://fr.youtube.com/watch?v=BwwYJSIGmcQ&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=18, chanson de Daho mais aux accents gainsbourgriens

Gainsbourg a aussi écrit l'érotisme comme personne.
Pas la vulgarité, ni la pornographie, juste ce qu'il faut de mots pour réveiller nos sens, pour nous mettre le coeur et le corps en émoi.
La décadanse pour moi en est le meilleur exemple : http://fr.youtube.com/watch?v=AnXMyODihKY&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=22

Tourne-toi-
Non-
Contre moi-
Non, pas comme ça-
...Et danse
La décadanse
Bouge tes reins
Lentement
devant les miens-
Reste là
Derrière moi
Balance
La décadanse
Que tes mains
Frôlent mes seins
Et mon cœur
Qui est le tien-
Mon amour
De toujours
Patience
La décadanse
Sous mes doigts
T'emmènera
Vers de lointains
Au-delà-
Des eaux troubles
Soudain troublent
Mes sens
La décadanse
M'a perdue
Ah tu me tues
Mon amour
Dis m'aimes-tu ?-
Je t'aimais
Déjà mais
Nuance
La décadanse
Plus encore
Que notre mort
Lie nos âmes
Et nos corps
- Dieux Pardo
-Nnez nos
Offenses
La décadanse
A bercé
Nos corps blasés
Et nos âmes égarées-
Dieux !
Pardonnez nos offenses
La décadanse
A bercé
Nos corps blasés
Et nos âmes égarées


Certes, les accords ont un peu vécu, mais je mets quiconque au défi d'écouter ces mots, ce rythme, dans les bras de l'être aimé, sans succomber ...

Alors mon amour, tu danses avec moi?

dimanche 4 mai 2008

He's so f..king special....

Mais il ne le dira pas.
Jamais.
Trop modeste pour cela.
Trop peu sûr de lui.
J'ai beau lui répéter chaque jour qui passe, il me réponds oui avec un petit sourire gêné, mais je sais qu'au fond de lui, il ne le croit pas.
Il pense que ce sont juste les mots d'une femme amoureuse, et il a raison puisque je suis amoureuse.
Mais ce ne sont pas juste que des mots, c'est un constat, une vérité universelle partagée par tous ceux qui ont la chance de croiser son chemin.
Et ils ne sont pas tous amoureux de lui, je suis la seule dans son coeur.
Il a de l'or entre les mains, ses si belles mains.
Du pire, il en fait le meilleur, le plus beau , le plus touchant.
C'est un esprit brillant, ouvert au monde qui l'entoure, mais même s'il a un avis sur tout, jamais il ne cherchera à l'imposer aux autres.
Il est trop respectueux de l'autre quel qu'il soit pour le faire.
Il a l'intelligence du coeur, la plus rare.
Celle que l'on apprends pas.
Celle que l'on a , ou pas.
Il sait écouter comme personne,il a toujours le mot qu'il faut.
Moi l'impétueuse, la volcanique, l'émo girl, un seul mot de lui,un seul de ses regards posés sur moi , suffisent à m'apaiser.
Et il est le seul à le pouvoir.
Il a beaucoup souffert, je le sais, je le sens.
Le déracinement, le manque, la frustration de ne pas avoir pu être ce qu'il est à une époque.
Mais il balaye tout cela d'un geste de la main en disant:"ce n'est pas grave, j'ai appris à faire avec"
Il croit toujours que ses souffrances ne sont rien au regard de celles des autres.
Alors qu'il n'en est rien.
Il ne veux juste pas l'imposer aux autres.
Car il fait toujours passer les autres avant lui.
Il est la définition même de la générosité.
A nous de prendre garde de ne pas en abuser.
A nous de ne pas oublier que si exceptionnel qu'il soit, il est avant tout un être humain, avec un coeur.
Un coeur énorme qui a souffert, alors qu'il camoufle un peu.
Mais quand il l'ouvre, il l'ouvre entièrement, et ce que moi j'y trouve me comble de bonheur.
Car il m'a ouvert son coeur, il m'a fait ce cadeau là.
Il m'a choisit moi, et je l'ai choisit lui.
Pas eu besoin de faire beaucoup d'effort pour cela ni même de beaucoup réfléchir.
Une seule soirée à discuter avec lui m'a suffit pour comprendre à quel point il est exceptionnel et quelle chance j'ai d'avoir croiser sa route et de marcher désormais avec lui main dans la main.
Il est la douceur incarné.
Jamais un mot plus haut que l'autre.
Pas la peine d'essayer d'engager un conflit avec lui.
Il aura l'intelligence d'attendre que l'orage passe, et offrira alors un de ses plus beaux sourires.
Son sourire ....
Certains diraient qu'ils sont rares.Moi je dis qu'ils sont précieux, et toujours sincéres.
Et tellement beaux.
Sa pudeur, ses pudeurs, moi j'en suis dingue.
Il y a autant de sens, d'amour dans ses silences que dans le déluge verbal des autres. Il suffit juste de tendre un peu l'oreille, d'ouvrir un peu son esprit pour s'en rendre compte.
Il y a autant d'amour dans un de ses "t'aime Mel" que dans cinquante de mes "je t'aime mon amour"
Il n'a juste pas besoin d'occuper l'espace pour être présent, attentif, amoureux , ou à l'écoute des autres.
Son âme est pure.
Il ne connait ni l'envie ni la jalousie.
Il se réjouit toujours du bonheur ou de la chance des autres.
Il ne se mêle jamais des histoires des autres, sauf si on le lui demande, et encore..
Il ne le fera que s'il pense pouvoir y apporter une solution dans la douceur.
Il est fidèle, il ne claquera jamais la porte au nez à personne.
Il l'a laissera toujours ouverte même a ceux qui l'ont bléssé.
Il répond toujours présent.
Il a toutes les qualités, il ne le sait pas, ou ne veux pas l'admettre car la modestie en fait aussi partie.
Mais moi je le sais.
Je sais qu'il a en lui des choses que les plus chanceux d'entre nous mettront toute une vie à obtenir.

Illu is so f..king special
i wish i was special
pour mériter son amour
Et je vais faire de mon mieux.

Les grands idéaux humanitaires ou le néocolonialisme.

l'Arche de Zoé
Officiellement, cette association dite "humanitaire" monte une opération au Tchad visant à évacuer des orphelins de moins de cinq ans (jusqu'à 10 000....), tous originaires du Darfour voisin en proie au conflit que l'on connaît tous.
Les évacuer en France où ils seraient accueillis par des familles d'accueil en mal d'enfants et donc prêts a tout pour réaliser ce rêve.
Prêts à fermer les yeux sur la marche à suivre quelque peu "cavalière": accueillir ses enfants, demander pour eux le statut de demandeur d'asile, et une fois obtenu, la naturalisation suivi d'une adoption plénière.
On avance aujourd'hui le chiffre de plus de 140 familles concernées, douze seulement ayant depuis porter plainte contre l'association.
Officieusement, une équipe de bras cassés pleins d'idéaux tous plus foireux les uns que les autres, avec une haute idée de leur petite personne et du "bienfait" qu'ils vont apporter à tous ces pauvres petits élevés loin de la "Civilisation".
Eux aussi prêt à tout. Prêt à voler,à enlever à leurs familles sous couvert du mensonge d'une supposé scolarité, 103 enfants pas plus orphelins et originaires de Darfour que moi.
Prêt à mêler malgré eux des employés locaux (des nounous notamment) et les laisser ensuite seul face à l'apobre de leur peuple, à l'exclusion, alors même que eux-aussi ont été abusés par les "grands humanistes " de cette association.
Mais fort heureusement, quelques minutes avant le départ pour la dite "civilisation" (en l'occurrence le France, pays des Droits de l'homme, quelle ironie) la police tchadienne a mis fin à cette horreur sans nom.
Les "humanitaires" furent arrétes, jugés et condamnés, tout surpris qu'ils furent de ne pas recevoir l'appui de tout le peuple français.
Les enfants eux furent regroupés dans une sorte de camp de réfugiés le temps que l'Unicef puisse les identifier et les rendre à leur famille, l'association ayant pris soin de détruire tout papier permettant de retrouver leur véritable identité.
Les plus chanceux y sont restés quelques semaines, les autres y sont encore.
En effet, combien d'entre nous se souvient s'il était capable de donner son nom de famille à l'age de cinq ans ou moins...
Et ce soir, le comble.
Vu à la télé, chez Ruquier, Eric Breteau, président de cette association, et instigateur de cette ignominie, vient "vendre" son livre.
Il se targue même d'avoir écrit un best-seller.
Il y a vraiment des baffes qui se perdent.
Lui, grand humanitaire, fervent défendeur de l'écologie (et par ailleurs président de l'association française des 4/4.....) vient nous expliquer à nous, pauvres idiots que nous sommes, à quel point son action était bonne, et à quel point nous nous sommes planté en les accusant lui et ses compagnons d'arme.
Il vient nous délivrer sa parole tel un messie, sourire narquois de condescendance aux levres.
Juste envie de lui en coller une...
Il est donc normal selon lui de "s'infiltrer" dans un autre pays, en mentant sur ses véritables intentions à ses autorités et celles du pays de destination.
Le Tchad n'est pas vraiment une terre d'accueil, on est d'accord.
Mais qui sommes-nous, nous, pour donner des leçons aux autres? Allons poser la question aux gens parqués dans nos cités pour voir ce qu'ils en pensent.
Il est normal aussi, d'y arracher, d'y voler, d'y kidnapper (puisque c'est bien de cela dont il s'agit) des enfants à leur famille en leur mentant.
Il est bien sur évident que des parents Tchadiens souffrent moins de la disparition de leurs enfants que nous autres.
Sans commentaire.
Ou plutôt si. En France, chaque disparition d'enfant fait la une des medias, et à juste titre . Tout le monde s'émeut de la situation.
Il s'agit là du kidnapping de 103 enfants, et certains ont encore osé minimiser l'importance des faits.
Il est normal d'apporter la "civilisation", par la force s'il le faut, à des peuples que nous considérons comme en étant dénué, même si ceux-ci n'en font pas la demande.
Là, plusieurs questions:
Qui a dit que notre mode de pensée, notre mode de vie était les meilleurs, et qui surtout nous a demandé de l'imposer aux autres?
Quelle image donnons-nous de cette civilisation en agissant comme des barbares?
Doit-on aider de force des gens qui n'en ont pas besoin ou qui n'en font pas la demande?
Ne s'agit-il là pas plus du néocolonialisme que de l'action humanitaire?
A cette dernière question, je réponds oui.
Monsieur Breteau lui répond non, encore et toujours.
Même aprés une condamnation approuvée aussi par la justice française.
Même aprés qu'une partie de la population française (et dieu merci dans sa grande majorité) lui a fait part de sa désapprobation.
Même aprés que deux contradicteurs, et pas les plus cons, lui ai lancé dans la gueule l'idiotie et le racisme à peine voilé de ce type de discours.
Il a raison, nous avons tort, fin de la discution.
Enfin, fin...pas tout à fait car ce messie des temps modernes a profité de l'occasion pour annoncer la parution des restes de ces évangiles dans trois autres livres.
Il est d'ailleurs intéressant d'aller faire un tour sur le site officiel de cette association (ici: http://www.archedezoe.fr/ ) pour s'apercevoir qu'aux grands idéaux, aux professions de foi, à succéder la médiatisation dans ce qu'elle a de pire.
En effet, il est aussi évident que ce triste sire aidera mieux le monde en se faisant de la pub pour son bouquin.
Ou quand l'humanisme rencontre la société de consommation.........
Monsieur Bréteau semble tout fier de son nouveau statut de personnage médiatique, et a visiblement l'intention d'en exploiter le filon....à des fins personnels.
Grand bien lui fasse, il est certainement moins dangeureux à faire le guignol face à des caméras qu'à vouloir aider son prochain.
Maintenant, je vais aller vomir un peu.

samedi 3 mai 2008

Tu viens tout juste de partir........

...il y a à peine cinq minutes , et que pour deux ou trois jours je le sais.
Mais je pleure déjà toutes les larmes de mon corps...
Je sais bien, cela peut paraître stupide, mais que veux tu?
N'est pas émo girl qui veut, et moi je t'aime à en crever.
Reviens-moi vite mon amour, mon ange, mon homme.
Je serai là.



Ton émo girl.

vendredi 2 mai 2008

Feeling out of the loop.......

...c'est quelque chose que je peux ressentir facilement, et la plupart du temps pour aucune raison.
Mais c'est quelque chose que je ne peux malheureusement pas maîtriser.
Quelque chose qui me bouffe, qui me submerge totalement quand je le ressens.
Et qui m'ôte jusqu'à ma raison, mon intelligence.
Qui m'empêche de raisonner, de prendre du recul sur la réalité.
Je lutte de toute mes forces contre cela, parfois avec succès, la plupart du temps j'échoue.
Je fais pourtant de mon mieux.
Je le jure sur ce que j'ai de plus précieux.
Mais c'est ancré en moi depuis si longtemps , depuis l'enfance.
Car c'est bien de cela dont il s'agit.

Et là, je vais ouvrir une autre porte.
Quand la première chose que l'on vous apprend, qu'on fait entrer dans votre tête, c'est que votre existence même est une erreur, le fruit d'une mauvaise décision et que si c'était à refaire....
Quand on vous répète, jour après jour, année après année, que vous n'êtes rien de moins qu'une sous-merde.
Quand on vous fait sentir à chaque seconde que vous n'êtes tout juste que toléré, et qu'il vaut mieux pour vous de vous faire oublier le plus possible.
Quand vous entendez un jour de la bouche de votre propre mère, que vous idolâtrez pourtant encore à ce moment-là, que le jour de votre naissance a été et de loin le pire de toute sa vie.
Quand aussi tôt que ça et aussi durement, vous avez ressenti l'abandon, le déni de soi.
Cela reste chevillé au corps, à l'âme pour longtemps, peut être même pour toujours.

On s'en remet de tout cela, de l'abandon, du sentiment de culpabilité qui va de pair.
Le premier réflexe étant de s'enfermer vivant , de ne surtout jamais laisser entrer personne dans son coeur, ou dans son affection.
Mais nous sommes avant tout des êtres sociables.
Nous avons tous besoin du regard de l'autre pour se sentir vivant.
Alors on commence à ouvrir des portes, à laisser entrer du monde trier sur le volet.
On se crée des amitiés que l'on croit sincères la plupart du temps.
On commence à croire un petit peu que l'on a peut-être un quelque conque intérêt, que l'on peut être "aimable", que l'on peut être aimé, apprécié.
Et on a tellement besoin de cela, on en manque tellement de cette affection là, de ces attentions, qu'on plonge dedans tête baissé sans réaliser que les autres n'ont peut-être pas le même vécu, pas la même vision de la chose.
Et c'est là, depuis cela, que le 'feeling out of the loop" est apparu.
Il suffit qu'un ami oublie de vous appeler, qu'un anniversaire auquel vous ne pouvez pas participer soit maintenu, ou que vos amis partent faire quelque chose sans vous, peu importe quoi, et tout revient.
On se reprend tout dans la gueule, le sentiment d'abandon, la culpabilité, le dénigrement de soi.
Ils ne m'aiment pas, ils ne veulent pas de moi car je ne mérite pas d'être avec eux et ils l'ont bien compris.
Je suis une sous-merde, faudrait pas que je l'oublie.
Eux l'ont compris, et c'est leur façon de me faire passer le message.

Alors, que bien évidemment on a le droit d'oublier de m'appeler, bien évidemment la terre ne doit pas s'arrêter de tourner quand je ne suis pas là.
Tout cela je le sais, et j'en suis convaincue, après.
Car sur le moment, je ne vois que la blessure de l'enfance qui se ré ouvre.
Je ne suis capable de ressentir que cela.
Et quand j'arrive enfin à m'apaiser, je m'en veux tellement........
D'être encore à ce point sous son influence à Elle, moi qui croit portant avoir réussi a tirer un trait sur ce passé.
D'être à ce point aussi injuste avec mes amis.
D'être à ce point assez conne pour que tu puisses penser une seule seconde que c'est toi qui a fait quelque chose de mal ....
Alors que tu ne me fais que du bien .
Alors je te présente mes excuses mon ange.

Et même si je sais que je me sentirai certainement une fois ou une autre "out of the loop", je ferai en sorte de ne plus infliger cela aux autres.
Je ferai en sorte de toujours garder du recul.
Je ferai en sorte de ne pas oublier que je suis moi aussi quelqu'un d'important, digne d'amour et d'affection.
Et je ferai enfin en sorte de lui dire merde.

L'émo girl va faire de son mieux pour l'être un peu moins.
Pour l'être que pour les bonnes raisons: l'amour qu'elle te porte.
Immense.
Éternel.

jeudi 1 mai 2008

Nono et son sourire

Elle s'appele Nono.
Il est bien évident que ses parents n'ont pas eu la "bonne " idée de l'appeler comme cela.
Non, c'est nous qui l'avons baptisé comme cela.
Nous faisons tout le temps cela quand on s'attache à eux, c'est à dire à chaque fois.
Plus le surnom est stupide, plus l'affection est grande. On se cache un peu comme ça.
Et elle, Dieu sait qu'on l'aime.
D'ailleurs, ce n'est même plus "Nono", c'est "notre Nono", "ma Nono".
Nono, elle a presque sept mois, dont cinq d'hospitalisation.
Nono, elle est trisomique, un sourire ravageur, à faire fondre la glace, et une anorexie.
Pas une anorexie mentale, non cela serait trop simple.
Et visiblement, la vie a décidé de ne pas lui simplifier la vie, puisqu'elle l'a affligé de multiples malformations digestives qui font qu'un geste aussi simple que manger lui est impossible.
Ce geste si essentiel et simple pour la plupart, ce réflexe que l'on dit "archaïque" et qui nous vient juste après le premier souffle.
Nono, elle, elle ne l'a pas.
Elle ne sait pas téter, elle ne peux pas le faire. Pas spontanément du moins.
Cela lui demande des efforts dont même nous qui la côtoyons tous les jours depuis cinq mois n'avons pas idée.
Elle essaie pourtant, elle fait de son mieux.
Elle a bien compris à quel point cela était important pour nous, et elle veux tellement nous faire plaisir..
Il faut la voir s'appliquer, sourire après chaque fausse-route comme une réponse à nos regards inquiets.
Dix ou vingt grammes, c'est tout ce qu'elle peux prendre en une demi-heure les bons jours.
Et c'est une sacrée victoire pour elle comme pour nous.
Comme un sentiment du travail pas trop mal fait.
Même si Nono et nous, on est bien au-delà du simple travail.
Ils nous le disent bien à l'école, faire preuve d'empathie mais en se protégeant.
Ne pas se mettre à la place de..., garder une distance raisonnable.
Je les mets tous au défi de tenir ce discours plus d'une minute face à Nono et son sourire enjôleur.
C'est juste impossible.
Faut voir aussi le voile dans son regard, la tristesse qui la prends quand au bout du compte, elle ne peux plus.
Elle a tellement peur de tous nous décevoir Nono.
Elle veux tellement bien faire, quitte à manquer de s'étouffer à chaque bouchée.
Alors vite on arrête.
Vite on la chatouille.
Vite on la fait rire en lui racontant des bêtises.
Et vite on s'excuse de la notre à insister comme cela.
Nono elle nous tient toutes dans le creux de ses petites mains.
Elle a appris à toutes nous connaître depuis le temps.
Elle sait mieux que quiconque quoi faire pour nous faire sourire.
Elle a ses petites habitudes avec chacune d'entre nous.
On a tous nos rituels avec elle.
Moi, elle le sait, c'est la musique et la danse.
Chaque matin quand je travaille, je dois faire attention de ne pas parler trop fort car si elle m'entend, elle m'appelle.
Alors, je rentre dans son box et fais mine de ne pas la voir.
Mon regard glisse sur elle, je cherche à droite, à gauche.
Je regarde juste sous son lit. Et je finis par crier "elle est passée où ma Nono? "
Et cela l'a fait exploser de rire.
Elle connaît cela par coeur, elle connaît tous les gestes et les dialogues de la scène que je lui joue, mais elle rigole encore toujours d'aussi bon coeur.
Alors je la regarde et je lui dit "ah mais tu es là toi sale gosse!!"
Et c'est reparti pour un fou rire.
Je commence alors à tout préparer pour son bain, et elle , elle me raconte sa nuit.
Certes à sept mois on ne fait que gazouiller, mais il me semble vraiment qu'elle me raconte quelque chose.
Puis vient l'instant qu'elle préfère entre tous.
J'allume la radio, je la lève de son lit, et nous nous mettons a danser.
Comme des dingues.
Elle laisse aller sa tête en arrière et sourit encore plus.
Elle peut durer des heures notre chorégraphie improvisée.
Puis c'est le bain, moment câlin, moment détente pour elle après avoir passée toute une journée au lit.
Je finis généralement aussi trempe qu'elle étant donné que je lui ai appris tous les bon trucs, comme comment bien taper avec le plat de la main pour mettre de l'eau partout.
Et ça Nono , elle maîtrise.
On l'aurait bien garder avec nous plus longtemps notre Nono mais La médecine en a décidé autrement.
Les médecins ont tranché, ils vont charcuter notre Nono.
Opération très lourde, et à l'issue plus qu'incertaine..
On a accusé le choc et pris sur nous pour ne pas lui montrer.
Mais elle n'est pas folle la guêpe, elle a bien compris qu'on allait pas bien et que cela la concerné.
Alors vendredi dernier, jour de son départ, quand je l'ai levé, quand je l'ai faite danser, elle a bien senti que le coeur n'y était pas.
Pas autant.
Elle n'a eu de cesse de chercher mon regard, et moi de fuir le sien.
Peur de ne pas tenir le choc, peur de lâcher toutes mes inquiétudes.
Mais quand je l'ai prise contre moi, elle a posé une de ses mains sur mon visage et collé le sien contre moi en un geste apaisant.
J'ai du lutter de toute mes forces pour ne pas pleurer et garder un semblant de sourire.
Et en retour, elle m'a offert le plus beau des siens.
Nono est partie ce jour là affrontée de plus près encore la vie.
Tout le weekend je n'ai cessé de penser à elle.
Pour la toute première fois de ma carrière j'ai pris un enfant en photo pour garder une trace.
Elle devait se faire opérer hier.

Nono s'est réveillée, et Nono sourit à nouveau.
Même avec un trou béant dans la gorge, et un tuyau dans le ventre, Nono sourit.
C'est là sa force.
C'est ce qu'elle nous transmet.
Une leçon donnée par un petit bout de chose d'à peine sept mois.

Nono va bientôt nous revenir.
Je respire mieux maintenant.
Nono et son sourire, ça vaut tout l'or du monde.