Eté 2003: soirée pif (je les déteste ces soirées-là)
Car contrairement a ce que leurs noms pourraient laisser penser, il ne s'agit pas de soirée Pif gadget où une bande de trentenaire régressif se réunissent pour monter ensemble le dernier gadget du magasine de leur enfance.
Il s'agit en fait d'une soirée pif qui rend paf, le pif étant un des nombreux surnoms donnés au vin.
Les trentenaires quand même un peu régressifs apportent donc chacun du vin, qu'ils boivent consciencieusement à en devenir paf.
Généralement, Z. ma meilleure amie et moi, nous en sortons bien face à l'adversité nous qui ne buvons pas d'alcool.
Mais ce soir là, Z. a faillit à sa réputation, et je suis donc devenue l'enjeu de la soirée.
C'était à qui me ferait boire....
Et au bout d'un moment et sous la pression, mon cerveau s'est comme deconnecté et j'ai donc bu un verre de vin...
La suite est prévisible...
W., supposé être mon meilleur ami,a senti l'occasion unique et a donc sorti sa guitare.
Cinq minutes a prés , je me suis donc retrouvé à chanter la chanson ci-dessous à pleine voix en duo avec lui.
La légende raconte que je l'ai fort bien chanté, moi qui pourtant suis plus proche niveau tessiture du sieur Garou que de la belle Zazie.
La légende raconte aussi que des photographies furent prises en cette occasion, mais comme j'ai moi aussi beaucoup de photos en ma possesion de diverses soirées( et pas uniquement de soirées pif paf....), l'honneur est jusqu'à présent sauf.
En diplomatie, on appele cela la politique de la terreur...
;)
lundi 12 mai 2008
Dans la serie: Mel oublie parfois qu'elle a un cerveau...
Mon histoire avec......
elles....
Elle a commencé très tôt, à peine treize ans...
Pourquoi? Par connerie assurément au début.
Parce qu'à l'époque, fumer était encore quelque chose de "cool", heureusement cette tendance s'est inversée de nos jours où les fumeurs font figure de losers.
Mais en ce temps-là, ne pas fumer était synonyme de ringardise.
Et qui à l'entrée de l'adolescence a envie d'être catalogué de ringard?
Alors forcément, il y a toujours un pote,un peu plus "en avance" que les autres, qui va amener le tabac dans le groupe, et mettre au défi tout le monde..
T'es même pas cap!!!!
Si je suis cap, regarde!
Connerie!!
Mais qui permets de se sentir comme faisant partie intégrante du clan, du groupe, des "cools", alors connerie ou pas...
C'est aussi évidemment l'attrait de l'interdit, l'envie de franchir les limites, et nous savons tous à quel point c'est attirant à l'âge "bête".
Je ne cherche pas à me trouver des excuses, j'aurai aimé avoir suffisamment de force de caractère à l'époque pour résister, et comprendre que ce n'est pas nos actes stupides qui nous définissent.
Mais je ne l'ai pas été.
Je me souviens encore de la première...
Une Fine120 au menthol!! Le pire je crois.
Je me souviens des réflexions des amis: "arrête de crapoter!!, inhale!!!"
Je me souviens très précisément de la première fois où ce poison est entré dans mes
poumons.
La brûlure, les poumons qui explosent, la quinte de toux, la tête qui tourne, l'envie de vomir.
Je me souviens aussi que ce jour, une fois de plus, j'ai oublié que j'avais un cerveau, car plutôt que de me dire "je ne devrais pas", je me suis dit "je ne serai pas capable de le faire".
Et j'ai donc tout fait pour me prouver le contraire.
Et j'ai réussi.
Comme je ne suis pas du genre à faire dans le demi-mesure, à 16, 17 ans je fumais déjà un paquet par jour.
Treize ans, trente-cinq ans: j'ai plus d'années de fumeuse au compteur que de non-fumeuse, et ça fait peur.
Très peur même.
Ça fait partie de moi, c'est ancré en moi.
Ce n'est pas une "mauvaise habitude", cela me définit.
Mel, brune, petite, fumeuse, etc......
Une amie proche chez qui je suis allée récemment n'a pas mis plus de cinq minutes pour me dire "merde Mel!! t'as arrêté de fumer ou quoi?!!".
Moins de cinq minutes, juste effrayant...
La tabacologue que je suis allée voir récemment m'a dit (entre autres énormes conneries...): "Oula!!! quasi impossible pour vous!!"
Tabacologue....
Pour ensuite me prescrire la dernière molécule miracle à la mode(qui après un petit tour rapide sur le net donne pas très envie), sans même un examen ou une radio, avec un air très dubitatif quant à mes chances de succès.
Merci Madame et oui bien sur je viens vous redonner votre chèque dans quinze jours.
J'ai déjà arrêté deux fois de fumer.
La première fois, quand le destin m'a fait me tourner vers une carrière paramédicale, je me suis dit bêtement que dans ce milieu, je risquais de faire un peu tache comme fumeuse.
J'ai vite déchantée.
Et au bout d'un an dans le premier service où j'ai été affecté (et accueilli par une surveillante clope au bec),j'ai replongé.
La deuxième fois, une semaine avant mes trente ans.
Je m'étais fixé cela comme deadline, le mot est bien choisi.
J'ai tenu plus longtemps, quatre ans en tout.
Et là aussi, j'ai replongé.
Une soirée chez des amis bienveillants qui sortent fumer dehors, et comme je suis la seule non-fumeuse...je les rejoins, et je commence à oublier pourquoi j'ai arrêté.
Il n'aura pas fallu plus de cinq minutes là aussi pour qu'un combat de quatre ans cesse brusquement.
Je dois dire, à ma décharge, que les deux fois où j'ai arrêté de fumer, je l'ai fait seule.
Par seule j'entends deux choses: d'abord sans aide médicamenteuse ou autres, ensuite sans appui, sans aide.
Seule.
Et arrêter de fumer, c'est juste l'enfer, c'est juste impossible, enfin sur le moment.
Quand c'est à ce point en soi, cela revient à s'amputer d'une partie de soi.
On dit souvent que c'est une question de volonté.
Certains rajoutent même "juste" une question de volonté.
Ceux-là n'ont jamais fumé.
Car il ne suffit pas de se dire "je ne veux plus fumer donc j'arrête".
Cela serait trop simple ainsi.
Il faut aussi lutter de toutes ses forces contre soi-même.
Pas uniquement contre l'esprit, le cerveau en manque.
Mais aussi contre son propre corps qui du matin au soir vous hurle:"juste une Mel, c'est pas grand chose"
Contre ses mains qui ne savent plus quoi faire de leur dix doigts.
Contre ce geste devenu automatisme.
Contre ce plaisir à jamais perdu car, oui, les fumeurs éprouvent du plaisir à fumer.
Contre ces moments particuliers de la journée qui était consacré à cela et dont on ne sait plus quoi faire.
Contre ces pulsions, ces montées d'adrénaline, de colère, d'envie de mordre qui surgissent d'un coup et qui chez moi peuvent réveiller des instincts de violence.
Et cela demande une force, une énergie, volonté quasi inhumaine.
Cela fait bientôt presque deux mois que j'ai arrêté maintenant, et la sensation de manque commence tout juste à s'atténuer.
Ce n'est pas facile, loin de là..
Il y a même encore des moments dans la journée où je me dis que c'est trop dur pour moi, que je ne vais pas y arriver.
Mais les moments où j'entrevois le succès semblent désormais plus nombreux.
Alors, je suis heureuse, et m'autorise parfois même à être fière de moi.
Il y a surtout une énorme différence avec mes autres tentatives.
Car même si une fois de plus, j'ai choisi de ne pas faire appel à des "béquilles" médicamenteuses, je ne le fais pas seule pour autant.
Je le fais bien évidemment avant tout pour moi, pour mon bien-être, ma santé.
Mais je le fais aussi pour, et plus important encore, avec lui.
Et ça, cela fait toute la différence.
Je veux pouvoir écrire le mot "fin" à cette histoire avec elles.
Définitivement.
dimanche 11 mai 2008
J'envoie valser.........
Zazie, peut être une des artistes françaises qui me touche le plus.
A découvrir ABSOLUMENT sur scène où elle donne toute la mesure de son talent.
Je ne pourrais honnètement pas citer ma chanson favorite d'elle.
J'ai d'ailleurs toujours été incapable de répondre à ce genre de question que ce soit sur elle ou sur d'autres, que ce soit en matière de musique ou d'autres choses.
J'aime trop........d'une manière générale.
Mais une de ses chansons m'est revenue en tête aujourd'hui: "J'envoie valser", belle musique âu charme surrané, beau texte, et surtout jolie façon de voir les choses.
Comme souvent avec elle.
Version album:
Version répétition:
J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux
dans le cou
c'est beau mais quand même
ce ne sont que des cailloux
des pierres qui vous roulent, roulent
et qui vous coulent
sur les joues
j'aime mieux que tu m'aimes
sans dépenser des sous
moi je m'en moque
j'envoie valser
les truc en toc
les cages dorées
toi quand tu m'serres très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or
j'en vois des qui s'lancent des regards
et des fleurs
puis qui s'laissent quelque part
ou ailleurs
entre les roses et les choux
j'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer un peu
un peu comme nous
qui nous aimons beaucoup
et d'envoyer
ailleurs
valser
les bagues et les
cœurs
en collier
car quand on s'aime très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or
moi pour toujours
j'envoie valser
les preuves d'amour
en or plaqué
puisque tu m'serres très fort
c'est là mon trésor
c'est toi
toi qui vaut de l'or
vendredi 9 mai 2008
Le soleil éternel de l'esprit immaculé...
ou "The eternal sunshine of the spotless mind"
D'abord, un vers d'un poème d'Alexander Pope (Eloisa to Abelard):
The world forgetting, by the world forgot.
Eternal sunshine of the spotless mind!
Each pray'r accepted, and each wish resign'd..."
Oublieuse du monde, du monde oubliée
Éclat éternel de l'âme immaculée
Chaque prière exaucée, chaque souhait décliné
lundi 5 mai 2008
Les reprises
Je les adore, j'en suis friande.
Je passe du temps sur le net à les chasser.
J'adore voir comment d'autres ont reçu une chanson qui m'a touché.
Comment ils la ré interprètent.
Le dernier coup de coeur en date par exemple, c'est la reprise de "Creep" par Muse.
Bien sur, elle ne vaut pas l'original, mais une chanson écoutée mille fois reprise par un groupe que j'adore....je ne pouvais que l'aimer.
Mais s'il en est un dont je ne supporte aucune reprise, c'est Gainsbourg.
Je n'en est encore trouvée aucune qui trouve grace à mes yeux.
Alors quand pour la première fois, j'ai entendu la reprise de "La noyée" (une de mes préférés) par celle qui allait devenir Mme Sarkozy numéro trois, j'ai hurlé au sacrilège.
Et j'ai cru devenir folle quand j'ai lu tout les commentaires élogieux qui en étaient fait, par des chroniqueurs sans doute plus séduits par les minauderies et les regards en coin de la belle, que par l'interprêtation de la chanson.
Il suffit juste d'écouter une seule fois l'original (http://fr.youtube.com/watch?v=OsYa6xGl7eg&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=15 ) pour voir, pour entendre surtout à quel point la reprise est en dessous de l'originale.
N'est pas Gainsbourg qui veut.
Gainsbourg ce n'est pas qu'une musique, et quelle musique puisqu'il a initié en France tous les courants musicaux des années cinquantes à sa mort dans les années quatre- vingt dix.
Gainsbourg ce n'est pas simplement une plume, et quelle plume... Il a écrit l'amour comme personne ne l'a fait depuis: http://fr.youtube.com/watch?v=54rmhrB78mY&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=20, et ce n'est qu'un exemple parmi des centaines..
Gainsbourg c'est aussi une interprétation,une voix à nulle autre pareille, une gueule....
Et cela personne ne pourra jamais l'imiter, encore moins l'égaler.
A une exception prés peut -être: http://fr.youtube.com/watch?v=qCll-H-fdY8&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=19, et encore, il s'agit là d'une chanson qu'il avait écrit pour Dani et qu'il n'avait jamais interprêté lui- même.
Je ne suis pas fan de Daho, loin de là, mais j'avoue qu'il m'a agréablement surprise.
Il est sans aucun doute, aussi fan du bonhomme que je le suis.
Et la relève semble être assuré par sa fille Charlotte, qui se révêle être aussi bonne chanteuse qu'actrice : http://fr.youtube.com/watch?v=BwwYJSIGmcQ&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=18, chanson de Daho mais aux accents gainsbourgriens
Gainsbourg a aussi écrit l'érotisme comme personne.
Pas la vulgarité, ni la pornographie, juste ce qu'il faut de mots pour réveiller nos sens, pour nous mettre le coeur et le corps en émoi.
La décadanse pour moi en est le meilleur exemple : http://fr.youtube.com/watch?v=AnXMyODihKY&feature=PlayList&p=DA7627731537BC66&index=22
Tourne-toi-
Non-
Contre moi-
Non, pas comme ça-
...Et danse
La décadanse
Bouge tes reins
Lentement
devant les miens-
Reste là
Derrière moi
Balance
La décadanse
Que tes mains
Frôlent mes seins
Et mon cœur
Qui est le tien-
Mon amour
De toujours
Patience
La décadanse
Sous mes doigts
T'emmènera
Vers de lointains
Au-delà-
Des eaux troubles
Soudain troublent
Mes sens
La décadanse
M'a perdue
Ah tu me tues
Mon amour
Dis m'aimes-tu ?-
Je t'aimais
Déjà mais
Nuance
La décadanse
Plus encore
Que notre mort
Lie nos âmes
Et nos corps
- Dieux Pardo
-Nnez nos
Offenses
La décadanse
A bercé
Nos corps blasés
Et nos âmes égarées-
Dieux !
Pardonnez nos offenses
La décadanse
A bercé
Nos corps blasés
Et nos âmes égarées
Certes, les accords ont un peu vécu, mais je mets quiconque au défi d'écouter ces mots, ce rythme, dans les bras de l'être aimé, sans succomber ...
Alors mon amour, tu danses avec moi?
dimanche 4 mai 2008
He's so f..king special....
Mais il ne le dira pas.
Jamais.
Trop modeste pour cela.
Trop peu sûr de lui.
J'ai beau lui répéter chaque jour qui passe, il me réponds oui avec un petit sourire gêné, mais je sais qu'au fond de lui, il ne le croit pas.
Il pense que ce sont juste les mots d'une femme amoureuse, et il a raison puisque je suis amoureuse.
Mais ce ne sont pas juste que des mots, c'est un constat, une vérité universelle partagée par tous ceux qui ont la chance de croiser son chemin.
Et ils ne sont pas tous amoureux de lui, je suis la seule dans son coeur.
Il a de l'or entre les mains, ses si belles mains.
Du pire, il en fait le meilleur, le plus beau , le plus touchant.
C'est un esprit brillant, ouvert au monde qui l'entoure, mais même s'il a un avis sur tout, jamais il ne cherchera à l'imposer aux autres.
Il est trop respectueux de l'autre quel qu'il soit pour le faire.
Il a l'intelligence du coeur, la plus rare.
Celle que l'on apprends pas.
Celle que l'on a , ou pas.
Il sait écouter comme personne,il a toujours le mot qu'il faut.
Moi l'impétueuse, la volcanique, l'émo girl, un seul mot de lui,un seul de ses regards posés sur moi , suffisent à m'apaiser.
Et il est le seul à le pouvoir.
Il a beaucoup souffert, je le sais, je le sens.
Le déracinement, le manque, la frustration de ne pas avoir pu être ce qu'il est à une époque.
Mais il balaye tout cela d'un geste de la main en disant:"ce n'est pas grave, j'ai appris à faire avec"
Il croit toujours que ses souffrances ne sont rien au regard de celles des autres.
Alors qu'il n'en est rien.
Il ne veux juste pas l'imposer aux autres.
Car il fait toujours passer les autres avant lui.
Il est la définition même de la générosité.
A nous de prendre garde de ne pas en abuser.
A nous de ne pas oublier que si exceptionnel qu'il soit, il est avant tout un être humain, avec un coeur.
Un coeur énorme qui a souffert, alors qu'il camoufle un peu.
Mais quand il l'ouvre, il l'ouvre entièrement, et ce que moi j'y trouve me comble de bonheur.
Car il m'a ouvert son coeur, il m'a fait ce cadeau là.
Il m'a choisit moi, et je l'ai choisit lui.
Pas eu besoin de faire beaucoup d'effort pour cela ni même de beaucoup réfléchir.
Une seule soirée à discuter avec lui m'a suffit pour comprendre à quel point il est exceptionnel et quelle chance j'ai d'avoir croiser sa route et de marcher désormais avec lui main dans la main.
Il est la douceur incarné.
Jamais un mot plus haut que l'autre.
Pas la peine d'essayer d'engager un conflit avec lui.
Il aura l'intelligence d'attendre que l'orage passe, et offrira alors un de ses plus beaux sourires.
Son sourire ....
Certains diraient qu'ils sont rares.Moi je dis qu'ils sont précieux, et toujours sincéres.
Et tellement beaux.
Sa pudeur, ses pudeurs, moi j'en suis dingue.
Il y a autant de sens, d'amour dans ses silences que dans le déluge verbal des autres. Il suffit juste de tendre un peu l'oreille, d'ouvrir un peu son esprit pour s'en rendre compte.
Il y a autant d'amour dans un de ses "t'aime Mel" que dans cinquante de mes "je t'aime mon amour"
Il n'a juste pas besoin d'occuper l'espace pour être présent, attentif, amoureux , ou à l'écoute des autres.
Son âme est pure.
Il ne connait ni l'envie ni la jalousie.
Il se réjouit toujours du bonheur ou de la chance des autres.
Il ne se mêle jamais des histoires des autres, sauf si on le lui demande, et encore..
Il ne le fera que s'il pense pouvoir y apporter une solution dans la douceur.
Il est fidèle, il ne claquera jamais la porte au nez à personne.
Il l'a laissera toujours ouverte même a ceux qui l'ont bléssé.
Il répond toujours présent.
Il a toutes les qualités, il ne le sait pas, ou ne veux pas l'admettre car la modestie en fait aussi partie.
Mais moi je le sais.
Je sais qu'il a en lui des choses que les plus chanceux d'entre nous mettront toute une vie à obtenir.
Illu is so f..king special
i wish i was special
pour mériter son amour
Et je vais faire de mon mieux.